Quelles ressources mobilises-tu face à l'adversité ? Les résultats du test

Tu as répondu : "Je serre les dents"
Ta ressource principale est... L'ENDURANCE 

Tu encaisses sans rien dire ni rien laisser paraître. Ton mantra ? « Tiens bon ! »

Pourquoi c'est ce qui te vient en premier : les trois émotions qui te servent de tremplin et de moteur pour tenir sont la peur, la colère et le dégoût. Le recours à l’endurance provient d’un long entraînement. C’est le cas si tu as dû apprendre à ne compter que sur toi pour te sortir de situations difficiles. C’est évidemment le cas des enfants maltraités, mais c'est également aussi développé dans les familles où il faut « prendre sur soi » et garder pour soi les émotions dérangeantes pour les parents.

C'est top parce que : avec pareille armure, le choc de l’épreuve ne provoque pas d’effondrement chez toi.

C'est risqué aussi car : tu restes dans un état de qui-vive émotionnel. C'est le revers de la posture du combattant. Tu ne quittes jamais ton armure et ça peut être crevant...

Coup de pouce : Essaye de faire davantage confiance aux autres et prends le temps de ressentir tes émotions. Lis "le chevalier à l'armure rouillée" de Robert Fisher, ce petit conte est fait pour toi ;-)

 

Tu as répondu : "Je fonce" 
Ta ressource principale est...
 L'ACTION

Pas question de rester là, médusé.e, sans rien faire. Ton mantra ? "Je me bouge !". Toutes les options sont possibles : te mettre en colère (fort), faire du sport (à outrance), partir en voyage, faire (trop) la fête, plonger dans le travail… En bref, tout sauf l’impuissance.

Pourquoi c'est ce qui te vient en premier : Peut-être viens-tu d'une culture familiale dans lesquelles l’action, le « faire », le corps sont privilégiés par rapport à la pensée ? Ou à l'inverse de copain-endurant, tu as grandi dans une famille expressive : on crie quand on est en colère, on pleure pour montrer qu'on est tristes ... L’enfant que tu étais a sans doute appris assez tôt à apporter une réponse pulsionnelle à chaque besoin.

C'est top parce que : cela te permet d’expulser le stress, de ne pas l'emmagasiner.

C'est risqué aussi car :  Tu risque la bombe à retardement et c'est aussi épuisant que l'endurance ! 

Coup de pouce :  le plus tôt possible après le choc de l’épreuve et avant de fuir dans l’action, cherche un appui affectif extérieur pour vivre le moment d’effondrement tout en étant soutenu. La respiration consciente peut également s'avérer super utile pour toi.

 

Tu as répondu : "J'analyse" 
Ta ressource principale est...LA RÉFLEXION

Coucou l'intello du lot ! Ta capacité à passer instantanément en mode « analyse des données », en laissant à la porte tes émotions est ton meilleur mécanisme de traversée des épreuves. Ton mantra ? "la tête froide!"

 

Pourquoi c'est ce qui te vient en premier : contrairement à copain-je-fonce, toi tu prends de la hauteur et mets tes émotions à distance. Tu es peut-être cousin.e de copain-endurance en terme d'histoire familiale ?!

C'est top parce que : Rationaliser est une sorte d’amortisseur du choc que tu as subi. Il ne te frappe jamais de plein fouet. En bonus, le fait de pouvoir parler de l’événement sans t’effondrer te permet également de garder une vie sociale continue.

C'est risqué aussi car : tu te coupes de ton ressenti et t'empêches de vivre l’épreuve. Attention à ne pas passer à côté de l’événement (et de ta vie dans le pire des cas). 

Coup de pouce :  Fais de la place à tes émotions, à ne pas confondre avec de la faiblesse ! Nomme-les et parle-toi : je suis en colère/ je suis content.e / j’ai peur… Observe alors ce qui se passe dans ton corps.

 

Tu as répondu : "J'appelle mes potes" 
Ta ressource principale est...LE COLLECTIF

Tout, sauf affronter l’épreuve seul.e, demander de l’aide, des conseils, du soutien, de la chaleur. Tu te connais, tu sais que tu vas aller dans l'excès et tu demandes à tes proches leurs avis avant d'agir. Ton mantra ? "Allô meuf !"

Pourquoi c'est ce qui te vient en premier :  C'est la persistance d’une position adolescente voire infantile. C'est peut-être aussi parce que tu ne te fais pas confiance ou qu'on ne t'a jamais permis l'autonomie, on t'a surprotégé.e.
Du coup, ton réflexe est de  déléguer aux autres le fait d’assurer pour toi le deuil, la survie, la guérison.

C'est top parce que : savoir demander de l’aide est sain. Les liens sociaux et affectifs forts et pérennes contribuent à la bonne santé physique et psychique.

C'est risqué aussi car : cela va renforcer - même inconsciemment- une croyance limitante :  tu risques de continuer à croire que tu n'es pas capable d'affronter les événements difficiles seul.e.

Coup de pouce : avant de solliciter tes proches, essaye de prendre la mesure de ce qui t'arrive, "comme un.e grand.e". Chaque jour, fais des petites choses de manière autonome (sans validation ni aide de ton entourage). Ça s'appelle la stratégie d'exposition et elle est faite pour toi.