Pourquoi procrastine-t-on ?

La procrastination, c’est l’art de remettre au lendemain ce que l’on pourrait faire le jour-même, le don de ne jamais s’y mettre ou à la dernière minute … Oui oui un don ou un art, pour certain.es.

Nous sommes souvent tiraillé.e.s entre deux notions quand il s’agit d’action :  je VEUX le faire et je DOIS le faire… Dans le cas de procrastination, la balance penche souvent vers je NE FAIS PAS, au final.
Même si nous avons tous.tes expérimenté le plaisir et le sentiment d’accomplissement d’avoir terminé un projet, une tâche qui nous effrayait ou nous rebutait au départ, la tentation de la procrastination reste grande. 

Si certain.e.s ne sont que rarement touchés, pour d’autres, appelons les procrastineur.euse.s en série, elle devient un véritable frein et au vu des tâches à accomplir. 

 

La procrastination : comment la reconnaître ?

Cela n’est pas simplement de ne pas faire ou de faire autre chose à place de ce qu’on avait décidé.
C’est aussi le fait de : 

  • reporter indéfiniment la fin d’une tâche, pour qu’elle reste « en fond » et parce qu’on a besoin d’une bonne raison pour la terminer, ou d’un dernier coup de cravache,
  • s’ennuyer facilement et s’éloigner de ce qu’il y a à faire.

NDLR : alors, pour les pros de « à la dernière minute » ou «je ne travaille bien que sous pression» ; sachez-le c’est aussi une forme de procrastination, cela signifie que sans deadline, vous ne vous y mettez jamais…

Pourquoi procrastinons-nous?

Raison 1: "Je le ferai plus tard."

Notre vision du temps est souvent déformée : nous croyons, sincèrement, qu'à l'avenir, nous aurons plus de temps et que nous serons en mesure d’accomplir mieux et/ou davantage « quand les choses se seront calmées».

Remettre les choses à plus tard est instinctif chez l’humain. Il préfère généralement la montée de dopamine associée et à la gratification instantanée, plutôt que de jouer le jeu sur le long terme.

Raison 2: "j'ai peur"

C’est une des raisons principales de la procrastination. On a peur de commencer quelque chose, alors on ne la commence pas.

Ceci est d’autant plus valable quand c’est la première fois que l’on fait quelque chose. De la nouveauté nait certes le plaisir ou l’exaltation, mais elle s’assortit aussi de doutes. Nous avons tellement peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, que nous préférons ne pas faire. Le plus difficile, c’est que nous n’avons pas forcément conscience de ces croyances limitantes, elles agissent de manière subliminale et s’expriment sous la forme de la petite voix qui nous dit « C’est foutu, trop dur, t’en es pas capable..."

Alors qu’objectivement, la réalité n’est pas si terrible et comme le dit le proverbe « c’est le premier pas qui coûte ».

Raison 3: "C'est pas encore parfait" 

 Les perfectionnistes sont presque toujours des procrastinateurs. Deux explications à cela :

  • il vaut mieux ne pas faire quelque chose que courir le risque de mal le faire. Ils ont souvent peur de faire une erreur, de manquer quelque chose.
  • il ne savent pas s’arrêter et peaufinent sans relâche, sans jamais être capable de dire « bon là OK ca me convient, c’est FINI ». Le mot fin n’existe pas pour eux et ce sont des habitués des documents version 1456.

 Du coup, bloqués par cette excellence, ils sont plus lents et moins productifs.

Raison 4: "J'ai plein de trucs à faire " ou "Tiens une video de petit chat" 

La sur-occupation et la distraction : deux raisons a priori différentes sont en fait les deux faces d’une même pièce : nous détournons consciemment ou inconsciemment notre attention de ce qui doit réellement être fait.

La sur-occupation vise à faire plein de petites tâches, afin de ne pas s’attaquer à celles de fond. De commencer plein de choses à la fois, comme cela on est à peu près sûr.e d’en terminer aucune. Ou d’accorder une importance démesurée à des détails, comme de quelle couleur je vais mettre les titres, alors que je n’ai pas encore commencé à rédiger cet article …

La distraction consiste à s'interrompre toutes les 5 minutes vérifier ses mails, voir ce que se passe sur les réseaux sociaux, prendre un café avec un.e collègue, mettre une machine à tourner .. Bref, faire toute autre chose.

Encore une fois, c’est un coup de la dopamine, qui nous pousse au plaisir à court terme : elle nous conduit donc à préférer faire des choses faciles et rapides et à négliger ce qui nous apporterait une plus grande satisfaction, plus tard.  

Raison 5: "J'ai pas envie" 

Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant, quand on n'est pas motivé par quelque chose, il très difficile de le faire. Le « je DOIS le faire » l’emporte sur le je VEUX et on trouve forcément une bonne raison (en tout cas à nos yeux) de ne pas commencer.

Sans compter qu’on a forcément des choses plus agréables ou moins désagréables à faire, ou qu'on va s'en trouver : de fait nous allons traiter celles-ci en priorité.  

Raison  6: "Je sais pas par quel bout le prendre" 

Elle va souvent de paire avec la raison 2, la peur. Les projets complexes ou nouveaux nécessitent plus de temps de réflexion, plus de capacité d’organisation et d’attention.

Le travail à accomplir semble tellement énorme que nous ne savons comment nous organiser. La tentation est donc grande de ne pas commencer.

Raison 7 :  "Je n'arrive pas à décider ...." 

Et oui, parfois, le fait d’être devant un choix est stressant, ce qui rend la prise de décision difficile voire impossible. Nous craignons tellement de nous tromper, que cela nous paralyse. C’est la mentalité du « Et si » qui nous  conduit à imaginer, sur une situation de départ, tous les scenarii possibles, des plus probables aux plus improbables et de rester ainsi bloqué.e.s.

 

Vous vous retrouvez dans une ou plusieurs de ces raisons ?
Pas de panique, nous aussi, c'est pourquoi on vous prépare pour bientôt quelques conseils simples
pour lutter contre la procrastination 💪 et n'hésitez à pas commander notre kit anti-procrastination, qui vous permet d'identifier votre motivation profonde, pour réussir vos projets !