Superstition & Rituel : une petite mise au point

 

En ce dernier vendredi 13 de 2019, journée supposément noire pour certain (les paraskévidékatriaphobes), ou vernie pour d'autres (ils n'ont pas de nom), l'occasion était trop belle pour la manquer :

Distinguons une bonne fois pour toutes le rituel de la superstition !

Vendredi 13, pourquoi cette mauvaise réputation ?

Pour rappel, le vendredi 13 est associé à une journée de malheur dans les cultures judéo-chrétiennes et trouve son origine dans plusieurs "occurrences" : 

  • Adam et Eve auraient été chassés du jardin d'Eden au 13ème jour de la Création (supposément un vendredi).
  • Les 13 attablés de la Cène (qui a lieu un vendredi)
  • La crucifixion de Jésus de Nazareth aurait eu lieu un vendredi 13.
  • Et pour les fans de Dan Brown, qui le rappelle dans le Da Vinci Code, c'est également le jour de l'arrestation et du massacre des Templiers par Philippe le Bel.

On pourrait également dresser une liste assez longue de drames et de malheurs survenus un vendredi 13. Cependant, n'importe quelle date de l'année a son lot d'horreurs et de désolations dans le monde, de façon "répétitive" pour peu que l'on s'y penche avec quelque attention. 

La superstition, une définition associée au concept de rituel

Le vendredi 13, jour de malchance, est ce que l'on appelle une superstition : la croyance irraisonnée fondée sur la crainte (ou l'ignorance) qui prête un caractère surnaturel à certains phénomènes, à certains actes, à certaines paroles.

Avec le vendredi 13, on peut aussi mentionner le pain retourné sur la table, le parapluie ouvert à l'intérieur d'une maison, ou ce malheureux chat noir supposément maléfique qu'on tue et abandonne pour rien dans beaucoup de sociétés (Grrrr).

Souvent, les superstitions sont le résultat naturel de plusieurs processus psychologiques : notamment la sensibilité humaine au hasard ou le penchant à développer des rituels pour faire face à des épreuves.

OUPS, voilà l'amalgame entre les deux concepts ! 

Dans l'inconscient général, le rituel serait donc une sorte de porte-bonheur face à un évènement ou un acte porte-malheur.

Souvent le rituel, associé à la superstition, est considéré comme porteur d'irrationalité voire de magie.

C'est trop réducteur. 

Un rituel ne répond pas nécessairement à une peur

On peut considérer qu'un certain nombre de rituels avant une échéance importante (examen pour les étudiants, avant match pour les athlètes) a pour effet l'auto-relaxation face à l'incertitude et la peur de l'échec. Mais pas que.

Nous avons conçu nos rituels modernes (cliquez pour lire notre définition du rituel) à la frontière entre le rite de passage, pour marquer une étape importante de votre vie, et la loi de l'attraction sous l'angle des techniques de recadrage cognitif avec des affirmations et des visualisations créatrices pour remplacer des pensées limitantes ou auto-destructrices. Vous pouvez en lire plus dans notre article sur la visualisation positive.

Il n'y a pas de magie, ni d'irrationnel dans nos rituels.
Par contre, nous avons été chercher dans différentes cultures des symboles et des croyances que nous vous expliquons, sans vous enjoindre à y croire. La simple symbolique nous semble bien assez suffisante.

Allez, on vous laisse, on va aller jouer au loto aujourd'hui ;-)