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La résilience, c'est quoi ?

Dans le cadre de notre mois consacré à l'épanouissement personnel, et après avoir abordé la délicate question de nos ressources-mariées-à-nos-croyances, nous vous dévoilons le deuxième volet (sur quatre) de notre approche de l'épanouissement : la résilience. 

C'est un mot super à la mode, mais que veut-il dire, au fond ? 

Les définitions de la résilience

Une notion applicable aux objets et aux vivants

La résilience est, à l'origine, un terme utilisé en sciences physiques qui désigne l'aptitude d'un corps à résister à un choc. Ce concept a été étendu au "monde vivant" ; à savoir aux écosystèmes (végétaux et animaliers)  et aux êtres humains. 

En effet, la résilience écologique, c'est la capacité d'un écosystème à se régénérer après une catastrophe naturelle (un ouragan, une attaque d'insectes, une déforestation de la main de l'Homme).

On peut aussi appliquer ce concept aux sociétés en tant qu'écosystème, on parlera alors de résilience sociétale. C'est le cas lorsqu'une société se remet d'un état de guerre ou après des vagues de violences qui l'ont fragilisée.

Attention cependant, la résilience écologique, psychologique ou sociétale ne décrit pas exactement le même processus que la résilience des matériaux, car l’état initial ne peut jamais être restauré complètement. On peut y laisser des plumes, comme on peut se relever plus fort.e après un traumatisme.

La résilience psychologique 

Ce qui nous intéresse, c'est évidemment la résilience appliqué aux individus : c'est la capacité à réussir à vivre et à se développer positivement - de manière socialement acceptable  - en dépit du stress ou d'une adversité qui comporte normalement le risque grave d'une issue négative.

C'est l'ensemble des défenses internes que nous mettons en place face à l'adversité, comme une sorte de système immunitaire psychologique !

Lorsqu'un individu est affecté par un traumatisme, c'est sa capacité à prendre acte de l'événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire. 

C'est dans ce sens que chez Bloom Again, nous envisageons la résilience comme une composante essentielle de l'épanouissement personnel

Les mécanismes de la résilience

Un concept dynamique

Ce que l'on appelle résilience est donc un système dynamique, propre à chacun d'entre nous, fruit de nos histoires personnelles et de nos ressources. À partir de problèmes, qui peuvent relever du quotidien ou de chocs très graves, nous allons déclencher des mécanismes qui vont nous amener

  • à encaisser le choc,
  • potentiellement à y à résister,
  • puis possiblement à s'adapter,
  • et parfois à connaître une croissance post-traumatique !

La résilience est donc composée de multiples éléments qui se mobilisent au grès des besoins de l’individu. Et nous pouvons les travailler/développer tout au long de notre vie (chouette !)

Nos moyens de défense internes

Dès l'enfance, nous mettons en place des moyens de défense internes face aux déboires possibles de la vie. Il n'existe pas de liste définie qui recense tous les mécanismes.

On peut cependant les classer en famille, par exemple :

  • Le clivage, quand nous nous "scindons" en deux : une partie socialement acceptée et une autre, plus secrète qui s'autorise la vérité.
  • Le déni, quand nous ne voulons (ou pouvons) pas voir une réalité douloureuse ou que nous la minimisons/ la banalisons pour mieux la traverser voire la fuir.
  • La rêverie, quand nous envisageons des jours meilleurs voire idéaux, pour pouvoir "tenir le coup" et garder espoir.
  • L'action, quand nous nous jetons à corps perdus dans la bataille ou dans le travail acharné pour éviter de nous statufier face au choc.
  • L'intellectualisation, quand nous entrons en mode analyse  et nous mettons en position de joueurs d'échec pour tenter de désamorcer une situation explosive.
  • L'abstraction, quand nous tentons de prendre de la hauteur face aux évènements, d'y voir un sens caché, une explication plus profonde.
  • L'humour, quand nous tournons en dérision nos malheurs pour nous éviter de nous confondre avec eux (les malheurs) et que nous en profitons souvent pour recréer du lien social à travers le rire.

On vous donne 2 exercices gratuits de développement de la résilience en cas d'échec ou de panique, ici.

Allez aussi voir les résultats du test des ressources face à l'adversité, ici.

Être résilient, ça ne fait pas tout !

Le succès de la notion de résilience tient a son message d'espoir. Selon le psychiatre Boris Cyrulnik, le malheur n'est pas une destinée, rien n'est irrémédiablement inscrit, on peut toujours s'en sortir (YAY!).

Mais attention : il faut éviter que ces mécanismes ne se retournent contre nous. Chacun des mécanismes de résilience est utile mais il comporte également des aspects négatifs.
On le comprend assez bien pour le clivage, le déni ou la rêverie ; mais c'est potentiellement aussi dangereux que d'être dans la fuite en avant avec trop d'action, d'intellectualisation qui peuvent mener à l'autoflagellation !

Deuxième bémol : On n'est pas obligés de s'en sortir tout seul ! En effet, toutes les études montrent qu'un enfant peut s'en sortir et que l'avenir est moins sombre s'il dispose de tuteurs de développement autour de lui. Cela peut être une famille d'accueil, un éducateur, une rencontre avec un professeur ou un adulte tout simplement compréhensif. À l'âge adulte, cela peut être une histoire d'amour, des amitiés ou l'accompagnement thérapeutique qui vont nous aider à nous "réparer" et à "cicatriser".

3ème bémol qui découle des deux précédents : la notion de résilience peut être à la fois vecteur d'espoir mais aussi comporter un caractère « excluant » et « culpabilisant ». Toute personne atteinte d'un traumatisme n'est pas obligée de connaître un parcours résilient. Et cela peut prendre beaucoup de temps aussi pour se réparer des plus grands traumas.

 

Alors, soyez sympas avec vous-même. Vous avez les capacités c'est certain ! Mais vous n'êtes ni obligés de performer ni d'affronter tous les cataclysmes en solo, d'accord ?!